CONTEXTE GLOBAL DU TRANSPORT MARITIME
La mondialisation du commerce est aujourd’hui basée sur un transport apparemment peu coûteux des marchandises.
Il apparaît que le coût écologique et social de ces transports n’est pas pris en compte et donc que le coût réel de ce commerce est largement sous-évalué.
Le secteur des transports représente autour de 20 % des émissions de CO2 dans le monde, il a doublé depuis 1973 et a augmenté de 20 % depuis1990, ce qui pourrait porter à 30 % des émissions la part des transports en 2020.
Le fret maritime classique est à l’heure actuelle un exemple en matière de non-respect des réglementations, des droits de l’homme et de l’environnement : exploitation des marins, absence de protection sociale, irresponsabilité des propriétaires et affréteurs en cas de pollution, dégazages sauvages...
Aujourd’hui, 3 marins sur 4 sont originaires des pays du Sud. Conditions de travail et de vie exécrables, bas salaires ou tout simplement abandons d’équipages sont monnaie courante.
Les pollutions de la mer et des côtes, dont les réparations sont laissées pour une grande part à la charge des contribuables des pays touchés, apparaissent aujourd’hui comme d’obligatoires dégâts collatéraux à un système de commerce et transports qui nous est présenté comme ne pouvant plus faire machine arrière.
(Voir : Le transport maritime : un exemple de la mondialisation libérale - http://www.france.attac.org/spip.php?article2064)
CONTEXTE LOCAL
Nous observons actuellement un développement du commerce dit équitable. Il ne l’est pas tout au long de la filière et ne prend jamais en compte l’impact du transport.
Parallèlement se développe une demande locale de plus de cohérence socio-écologique sur les produits de consommation.
La France, et en particulier la Bretagne, a une forte culture maritime ; les ressources et motivations pour un transport maritime équitable à la voile sont importantes.
