Poent Eo

Transport de marchandises à la voile

Publié le jeudi 21 juillet 2011

3. Historique

 Comment est née l’association ?

Tout a commencé avec l’action menée contre AREVA lors du baptême du Défi AREVA, voilier de la coupe de l’América en 2002.

Quelques marins déterminés, dont Alain Guillard, décidèrent de gâcher la première apparition publique et en grandes pompes du bateau de course censé vanter les mérites du champion français et leader mondial des atomes comme de leurs déchets. Ce fiasco fut une réussite, le baptême n’a pas eu lieu comme prévu.

Devant la réussite de l’action, Alain et le réseau Sortir du Nucléaire envisagent d’autres actions maritimes. Constructeur de bateau de son état, Alain propose son projet de traversée de l’Atlantique en planche à voile, action médiatique, sympathique, sportive, militante et aventureuse.

Avec toute une équipe d’ami(e)s, il construit, à partir d’une épave, la « planche prao » nommée Défi sortir du nucléaire, renommée plus tard Défi Energies Equitables, longue de 14 m, dotée de 7 voiles de planche.

 Défi Energie est la planche des 4 records

- 1ere traversée à partir de l’Europe
- 1ere traversée Canaries-Martinique la plus rapide
- La seule planche qui a fait l’aller-retour
- La seule planche avec barbecue à bord pour le poisson !

L’association Défi Energie a vu le jour en octobre 2005 suite au départ de la planche Défi Energie Equitable pour une traversée de l’Atlantique.

Ce projet de traversée avait pour but de communiquer sur les problèmes liés aux énergies fossiles et nucléaire et de proposer des alternatives (éolien, solaire, géothermie, économies d’énergie).

La planche était initialement un projet du réseau Sortir du nucléaire qui s’est désisté au départ de la planche, d’où la nécessité de créer une association.

Le principal objectif de l’association a donc été la médiatisation de la traversée par l’intermédiaire de la presse mais aussi en participant à des foires bio, en organisant une soirée de soutien pour trouver des fonds pour la traversée et le bon fonctionnement de l’association.

La planche termine son voyage en mai 2006 en Bretagne puis est présente au salon nautique de Paris en décembre 2006 et aux rencontres de Branféré en 2007.

Depuis l’association défi énergie est en sommeil.

 Poent Eo

Novembre 2008, une dizaine d’individus et de structures – marins et acteurs du commerce équitable principalement – se réunissent pour créer une association afin de mettre en pratique une activité de transport de marchandises à la voile.

Le projet est nommé Diabell [1]. Il s’agit d’un projet de communication autour de la problématique du transport mondial des marchandises et des nombreuses nuisances qu’il induit.

En réponse au dogme de la croissance et de l’accélération du commerce mondial des marchandises aux dépens de l’homme et de son environnement, l’équipe souhaitait rappeler au plus grand nombre qu’il n’y a pas si longtemps nous savions commercer mondialement avec un impact écologique bien moindre. Elle proposait une autre forme de commerce, plus solidaire, plus équitable et à un rythme plus humain.

Si l’objectif premier était de travailler à la mise en place d’une ligne maritime internationale, le groupe de Diabell s’est rapidement simplifié la tâche pour s’orienter dans un premier temps vers un projet de cabotage. L’idée de transporter du vin biologique de Gironde en Bretagne est apparue réalisable. L’équipe a pris contact avec l’équipage du Notre Dame des Flots. Construit à Gravelines en 1942 sur les plans d’un harenguier de 1910, le ketch Notre-Dame des Flots répond aux normes exigées pour le transport de marchandises.

En mai 2009, une opération de transport à la voile de 600 litres de vin biologique est réalisée. Ingalañ, association pour la promotion et le développement du commerce équitable local et international, à l’origine du projet Diabell, organise une fête sur le port de Lorient à l’arrivée du vin. Défi énergie, alors en sommeil, retrouve Ingalan au printemps 2010 pour renouveler un transport de vin à la voile.

L’association Défi Energie Equitable, dont des membres avaient déjà participé à des réunions de Diabell, est relancée.

S’appuyant sur son expérience et ses compétences, elle resitue son objectif sur la promotion et la pratique du transport à la voile.

En juin, lors de son assemblée générale, elle change de nom pour Poent eo, Il est temps en langue bretonne.

(Statuts déposés en préfecture à Vannes, et consultables sur demande à poent.eo.armor@gmail.com).

Notes

[1] horizon, perspective en langue bretonne

SPIP   |   Admin   |   Mentions légales   |   Réalisé par Tailleur-de-Web.com   |   Suivre la vie du site RSS 2.0